Collectif Accordeon Diatonique de Bretagne

 

 

 

 

Itinéraire de vacances 2001
les sources de l’accordéon.

Daniel Pallesco

 

 

 

 

 

Mai, c’est décidé, quelques jours de vacances aux sources de l’accordéon.
Recherches sur Internet : le programme de Saint-Chartier, le Musée de l’accordéon à Tulle, la visite de la fabrique Maugein et les réservations habituelles.
Juin, un petit intermède avec la 13ème rencontre européenne de l’accordéon à Chartres.

Enfin juillet, les moments tant attendus.

 

Comme l’an dernier, le programme des 26èmes rencontres internationales de luthiers et maître sonneurs à Saint-Chartier (36) était disponible sur Internet à partir du 15 mai. J’aime bien les instruments traditionnels mais je préfère l’accordéon. L’an dernier c’était le concert de Ricardo Tesi, superbe.

 

Ricardo Tesi (juillet 2000)

 

Cette année concert-bal animé par Marc Perrone, le pied quoi ! Je planifie une seule journée, la journée de clôture.

En attendant, le 10 juin arrive. La 13ème rencontre européenne de l’accordéon à lieu dans les locaux de Chartrexpo où nous accueille Claudine Aucher, la Présidente. Deux salles, deux spectacles différents, même prix cent francs pour les deux.

La première salle est un gala dansant animée par différents jeunes accordéonistes virtuoses comme Sabrina Rivière, Marielle Roy, Bénédicte Grimal, Sébastien Debard, Loïc Mallemanche, Armand Guimard, Dominique Bodin, Jo Sony et la vedette Alain Musichini et son orchestre. Ambiance bal musette du temps des guinguettes. Rencontre intéressante avec ces jeunes artistes du chromatique ; je déplore cependant la manie de trop pousser la puissance des amplis, même placé au fond de la salle mes oreilles souffraient.

Amplification correcte dans la deuxième salle, concert européen, en majorité du diatonique, avec pourtant une jeune française virtuose classique Agnès Andrighetto, le quartet suisse Böö De Le, les canadiens avec Raynald Ouellet, le quartet français Mam, le dominicain Joaquin Diaz, le trio colombien Antonio Rivas et l’écossais Gary Blair : concert très instructif mais trop court. On aimerait prolonger ces moments pour encore mieux apprécier la diversité des genres.

 

 

   Gary Blair (juillet 2001)

 

Une attention particulière à Gary Blair, scottish, que j’ai rencontré de visu avec plaisir après avoir communiqué avec lui par e-mail sur le squezzebox net. Gary Blair joue avec un accordéon piano chromatique acoustique et équipé midi ; malgré cela ( !) son punch et sa rapidité font pâlir les rois du diato… Comme quoi, ce n’est pas que l’accordéon mais surtout l’accordéoniste qui le fait…

Une journée d’accordéon bien colorée qui ouvre l’horizon musical.
15 juillet : dernière journée de la 26ème rencontre internationale de Saint-Chartier, il fait beau temps. Sur le plan du site j’entoure les stands à visiter plus particulièrement, devinez lesquels ?
Bien sûr, une visite au stand de notre ami Bernard Loffet toujours bien occupé (il est là pour vendre sa production mais aussi pour réparer quelques accordéons de passage) et accueillant.

 

 

Saviez-vous qu’ il y a peu de fabricants authentiques d’accordéons, ceux qui fabriquent par eux-mêmes ? Saltarelle et même Hohner ont les yeux bridés de Chine. Les grands fabricants du diatonique sont le français Maugein et l’italien Castagnari. Peu de gens savent que Castagnari fabriquait des accordéons chromatiques avant de se mettre à faire du diatonique il y a 20 ans grâce à Marc Perrone. Inversement, Maugein a commencé à fabriquer des diatoniques en 1919 puis rapidement du chromatique; l’entreprise fabrique toujours du chromatique et, depuis 1996, du diatonique de qualité.

Avec une bien plus faible production, et à ma connaissance, on rencontre le français Bertrand Gaillard, l’italien Giovanni Verde, le hollandais Frans Van der Aa. J’aurais tendance à croire que les autres sont des assembleurs, voire même des poseurs d’étiquettes, comme dans le domaine de l’informatique où le pire côtoie le meilleur… Au passage, notons qu’il y a des fabricants italiens qui commercialisent leurs modèles avec ou sans étiquettes.

 

Votre serviteur essayant un petit chromatique, pas mal du tout.

 

Rien ne vaut d’essayer les divers modèles présentés : souplesses des mécaniques, réponse des anches, efficacité du soufflet, etc. Il vous faudra du temps, une journée n’est pas suffisante, toute la durée (4 jours) de la rencontre est nécessaire car vous n’êtes pas le seul visiteur et le spectacle est permanent.
Je ne peux vous décrire les spectacles de cette rencontre car j’ai, cette année, raccourci ma visite pour seulement assister au concert-bal de Marc Perrone.

Ne vous limitez pas aux stands d’accordéons, n’hésitez pas à visiter les autres facteurs ainsi que les fournisseurs d’accessoires et de bois. Vous y découvrirez les différentes essences de bois, vous pourrez les toucher, les sous peser, connaître leurs caractéristiques acoustiques qui vous permettrons de choisir mieux ce matériau le plus utilisé dans la fabrication de l’accordéon.

Vous dénicherez aussi des enregistrements d’anciens joueurs d’accordéon des différentes régions de France, en particulier de la Bretagne et du Limousin, etc. J’ai rapporté un CD archive sonore de René Chalvet accordéoniste lozérien, un autre CD d’enregistrements d’Emile Vacher de 1927 à 1939 et « une p’tite histoire d’accordéon diatonique ».

Après une longue attente, enfin le moment de grande émotion arrive ! En effet, Marc Perrone arrive sur scène dans une chaise roulante car il ne peut tenir bien longtemps sur ses jambes suite à un accident récent. Mais rapidement les doigts magiques estompent l’incapacité motrice passagère. Il ouvre le bal comme lors d’un mariage traditionnel et mène la danse avec des valses, du swing musette, des chansons de toujours, des airs à danser. Bien sûr, il joue sur des accordéons Catagnari, il en possède plus d’une vingtaine ! Pour l’occasion, deux modèles trois rangs avec 18 basses.

 

 

Je n’ai pas relevé les titres des œuvres jouées tant j’étais charmé et attentif au phrasé. Entre autres, trois petites notes de musique, mon amant de st-jean, locaccmacam, tarentelle, Padam padam, le fameux rocarocolo avec André Minvielle, sans oublier Marie-Odile Chantran avec sa vielle à roue, le contre chant à l’accordéon avec Denis Tuveri et l’accompagnement de Michel Peyratout, François Cornelou et Jean-Luc Bernard.

La piste de danse était couverte de danseurs, les spectateurs entonnaient les morceaux bien connus, un voyage dans le temps réussi. On sentait la jubilation de Marc Perrone malgré l’handicap qui le clouait sur sa chaise. A la fin du spectacle, il s’est levé seul quelques secondes à l’aide de ses béquilles pour saluer le public. Un spectacle inoubliable.

En deuxième partie, la prestation du quartet Cory McCauley de Louisiane avec l’ancienne musique traditionnelle cajun. Trop aseptisée à mon goût, une présentation des artistes trop guindée, une suffisance bien américaine, une exécution trop académique… je préfère une musique cajun plus authentique et vivante avec des artistes qui ne se prennent pas au sérieux. Je suis parti avant la fin.

Le lendemain 16 juillet, direction Brive-la-Gaillarde (19) pour la visite du Musée de l’accordéon à Tulle.

En attendant l’achèvement du grand pôle de l’accordéon qui réunira tout ce qui concerne l’accordéon (prévu en 2003). Les partitions et la devanture de la boutique CAYLA léguées au Musée de Tulle s’y trouve déjà.

14h, arrivée dans la capitale de l’accordéon ! Tiens, la grille du Musée du Cloître est fermée. A travers les barreaux on aperçoit des personnes qui s’activent, certaines avec un jet d’eau pour nettoyer un meuble, d’autres avec un balai. Une personne nous  dit que le musée ouvrira peut-être demain. Pas très rassurant.

Le Syndicat d’Initiative est à quelques mètres de là. J’avais oublié les inondations suite aux orages de début juillet ! L’hôtesse nous confirme l’ouverture prochaine du musée et, comme je devais rester que 2 jours dans la région, elle m’accompagne pour plus de précision auprès d’une responsable du musée. Heureusement, la salle des accordéons est au 1er étage, la responsable nous permet de venir exceptionnellement le lendemain vers 11 h, la réouverture étant prévue en fin de semaine.

Je salue ici la courtoisie, la gentillesse et la compréhension des personnes rencontrées. Je souligne aussi le travail effectué par tout le personnel, dirigeants compris, pour le nettoyage et la remise en état des lieux : sous-sol et rez-de-chaussée.

Le lendemain, comme prévu, nous sommes accueillis par la responsable des accordéons. Elle nous guide vers la salle des accordéons. J’apprends que notre hôtesse à travailler longtemps chez Maugein avant de venir au Musée. Une salle de 50 m² avec des vitrines tout autour. Des accordéons sur toutes les étagères, une centaine, quelques affiches dont une avec Bourvil, (oui, il était aussi accordéoniste). L’hôtesse me permet de prendre des photos. Les modèles exposés vont de l’ancêtre le Sheng jusqu’à nos jours.

 

  

On retrouve les ancêtres des années 1829 (Demian) et suivantes qui sont d’une grande beauté. Avec un seul clavier, avec deux claviers, les mélodéons.

 

     

 

 

On rencontre les vedettes régionales : les diatos Dedenis dès 1900, les diatos et les chromas Maugein dès 1919.

 

        

 

Quelques accordéons italiens des années 1925 dont les usines n’existent plus : un diato « mixte » de Ballone et un chroma de Paolo Soprani.

 

 

 

Les provenances sont très diverses : des accordéons français, belges, allemands, italiens, etc. Beaucoup proviennent des collections de M. Pierre Monichon, de l’usine Maugein ou d’achats du Musée. Tous les facteurs d’accordéons ne sont pas représentés et les modèles présentés ne sont pas tous exposés, c’est évident et impossible. Mais cela donne une bonne idée de la diversité de production et des genres.

Tous ces accordéons sont en très bon état apparent car je n’ai pas pu les vérifier en fonctionnement réel. Pour bien scruter tous les détails, il vous faudra une heure ou deux. Cette collection déménagera et rejoindra le grand pôle de l’accordéon de Tulle quand ce dernier sera terminé.

Après le déjeuner, direction la zone industrielle le Mulatet à la sortie de Tulle sur la route de Brive. Le rendez-vous pour la visite de l’usine Maugein est pour 14h.

Nous arrivons en avance car je dois m’approvisionner de quelques pièces pour la restauration d’un vieil accordéon chroma Maugein Frères dont j’ai fait l’acquisition en octobre dernier pour une bouchée de pain.

Dans la salle d’exposition je rencontre un personnage que j’avais vu à la télévision dans une émission documentaire sur un collectionneur d’accordéon en Savoie. Mais c’est bien sûr ! Monsieur Jeannot Perret, l’homme qui collectionne plus de 800 accordéons est devant nous !

Nous discutons de notre passion commune, je lui montre les photos de mon « épave ». L’année 1940 imprimée sur la table d’harmonie me faisait penser naïvement à une fabrication de 1940. Mais non me rétorque Jeannot, c’est la date de réparation, ce maugein date de la période 1930-1935 ! Il m’explique alors que les fabricants n’impriment jamais la date de fabrication. A l’époque, certains réparateurs tamponnaient l’année de la réfection, en l’occurrence ici 1940. Il me montre sur une étagère un modèle identique au mien.

Il y a une douzaine d’anciens accordéons qui sont exposés : deux ou trois diatoniques Dedenis et des diatos et chromas Maugein et Maugein Frères. Monsieur René Lachèze, que j’avais déjà salué à Saint-Chartier, nous accueille alors chaleureusement et nous précise que les maisons Dedenis et Maugein n’ont jamais eu de liens communs. La confusion, s’il en est, vient du fait que Maugein travaillait chez Dedenis avant de créer sa propre maison.

Un groupe d’une douzaine de visiteurs se joignent ensuite à nous. Monsieur René Lachèze accueille les nouveaux venus et présente l’entreprise dont il est le gérant : « Les accordéons de France Maugein ». C’est une SARL crée en 1919 et qui regroupe une quarantaine de personnes (dont 12 personnes au service recherche). Son savoir faire est la fabrication complète d’un accordéon : ébénisterie, mécanique, montage, accord. Elle possède des équipements spécifiques dans les différents ateliers ébénisterie, peinture, mécanique, montage, musique, accordage, etc.

Monsieur René Lachèze est un membre de la famille Maugein car il est l’arrière petit neveu par la grand-mère maternelle des fondateurs Maugein.

A l’aide d’un modèle des années 1830, il montre le fonctionnement d’un accordéon et les différents modèles posés sur les étagères. Il explique que comme toute entreprise qui se veut compétitive, certains éléments ne sont plus fabriqués directement mais sous-traités.

 

 

Les boutons ne sont plus fabriqués depuis 1955, ils sont aujourd’hui achetés en Italie, ils étaient avant fabriqués par Mercier, un fabricant de boutons (toutes sortes de boutons y compris pour les chemises !) de Saint-Etienne. Il reste encore les outils qui iront au futur Musée de Tulle.
Les touches piano ne sont plus fabriquées par Maugein depuis 1985, elles viennent d’un fabricant d’Allemagne.
Les grilles côté chant ne sont plus fabriquées à Tulle mais à Saint Laurent dans une entreprise qui fait le découpage, le nikelage et la dorure étant réalisés dans une autre entreprise à la limite de la Vienne et de la Haute Vienne à Bussières Patelet.
Les pièces de décolletage (paliers en bronze, coins de soufflets, moyeu et bronze de l’écrou moleté de la bride main gauche – seule la molette extérieure est réalisée par Maugein) sont fabriquées à Salon en Savoie.
Les valises sont réalisées à Tarente, les housses en Loir et Cher.
Depuis 1990, les courroies en cuir viennent d’Italie car aucun bourrelier français ne veut le faire malgré un Chiffre d’Affaires annuel de 200 000 Francs (30 500 Euros environ) ! Seuls les dégradés de peinture de certains modèles sont réalisés par un carrossier.

Tout le reste de l’accordéon est fabriqué par Maugein dans l’usine de Tulle y compris le vernissage et les couleurs. La fabrique d’accordéons diatoniques a repris depuis 1996 avec la création d’une raison sociale pour cela, avec une rondelle de porcelaine de Limoges.Le prix de revient d’un accordéon se décompose comme suit : les achats de fournitures y compris celles décrites plus haut représentent 20% du prix Hors Taxes de l’accordéon, les charges de l’entreprise 17 à 18%, le reste est en main d’œuvre.

Un accordéon d’étude nécessite 53 h de travail, un 3 voix Musette 145 h, avec boîte de résonance 170 h, un 4 voix 200 h.
Le délai de livraison pour les modèles courants est de 7 semaines, jusqu’à 13 semaines.

Les accordéons ne sont plus recouverts de celluloïd depuis cette année, les seuls trois derniers ont été réalisés en 2000. Les raisons sont principalement techniques, de santé et fonction des demandeurs : les feuilles de plastique en celluloïd sont découpées puis soumises aux vapeurs d’acétone pour les ramollirent, elle sont alors posées sur les caisses puis il faut attendre le durcissement par évaporation de l’acétone, ensuite ponçage puis polissage. De plus les retouches sont possibles mais difficiles à réaliser. Actuellement les progrès technologiques mettent à disposition des peintures et des vernis très robustes et attrayants.

 

Fabrication et collage des sommiers

 

Les musiques sont clouées sur peau à l’aide de clous spéciaux striés afin de minimiser la remontée dans le bois. L’état actuel des recherches ne permet pas d’affirmer la supériorité du collage à la cire. (NDR : sur mon Maugein en restauration, les musiques étaient clouées sur peau depuis plus de 60 ans, seuls 3 chassis d’anches avaient bougés !).

 

 

Les anches sont fabriquées par Maugein. Un spécialise règle les anches une par une et à la main. Pour les anches aiguës, selon les besoins, des plaquettes en laiton sont utilisées, elles donnent une meilleure réponse.

 

 

Chaque accordéon possède sa fiche signalétique comportant le nom de l’acheteur et les caractéristiques demandées. Chacun peut donc choisir le bois utilisé. Il faut savoir que le noyer donne un son moins brillant. Le multiplis de qualité marine est utilisé par Maugein depuis 1937, il assure une bonne rigidité des caisses.

La visite s’effectue d’atelier en atelier avec un guide qui nous donne toutes les explications nécessaires.

 

La mécanique des claviers et soupapes

 

Fixation par collage de la table d’harmonie

Confection du soufflet

 

Je m’attarde ici ou là tant et si bien que je me retrouve seul à discuter avec un des accordeurs sur la façon de faire. Bien sûr cela commence par le la3 à la fréquence choisie, en général 440 Hz mais varie selon les désirs de l’acheteur puis on réalise la partition d’une octave et on ajuste au fur et à mesure à l’oreille. L’appareil électronique est présent pour lever le doute car l’accordeur l’utilise peu. En effet, les anches sont déjà calibrées en fonctions de l’accordage demandé. Il reste à harmoniser afin que les voix de l’accordéon sonnent juste. Les accordeurs ont une bonne oreille.

La visite se termine et je rejoins la salle d’exposition. Une jeune accordéoniste s’exerce sur un diato 2 rangs. Puis une autre sur un chromatique. Ce sont des jeunes de valeur ayant 5 à 7 années de pratique, elles promettent.

Le groupe se disloque et, en attendant de recevoir mes fournitures, nous continuons à discuter avec Monsieur Jeannot, moi avec lui, ma femme avec sa dame. J’apprends qu’il fera une exposition au printemps prochain à Paray-Vieille-Poste, une ville à côté de chez moi dans l’Essonne, nous y serons.

Puis Monsieur Jeannot, tout le monde l’appelle par son prénom, prend son accordéon, feuillette des partitions et démarre un petit concert musette auquel je ne m’attendais pas. C’est un bon accordéoniste malgré qu’il s’en défende. Comme mon père, il n’a pas embrassé la carrière, mais il joue de l’accordéon depuis son plus jeune âge et ont aujourd’hui 78 ans ! Il me reste encore quelques années pour en faire autant ! Un habitué des lieux qui essayait son accordéon rénové, me propose de l’essayer aussi. Que c’est agréable de jouer sur un instrument pratiquement neuf !

Il est bientôt 18h, mon paquet m’attend depuis longtemps, nous prenons congé de Monsieur et Madame Jeannot, nous remercions Monsieur René Lachèze de sa gentillesse et de l’accueil.

Nous repartons vers notre hôtel enchantés du pèlerinage aux sources de l’accordéon.

La nuit fut nacrée d’accordéons, je rêvais à ma future collection (déjà quatre modèles dont un Bernard Loffet) mais je ne rivaliserai jamais celle de Jeannot ! C’est sûr, je reviendrai et assisterai à de vraies « nuits de nacre » de Tulle quand je serai en retraite car cela se passe comme à Saint-Chartier, 4 jours, mais en septembre quel dommage.

A l’exception des 4 photos d’artistes, toutes les autres sont de l’auteur  Daniel PALLESCO

Texte original du 02/09/2001, modifié le 11/05/2003. Copyright ©  2001-2003 - Daniel PALLESCO